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Numérique Ségur · Mis à jour le 19 septembre 2026

DUI en aide à domicile : tout comprendre sur le Dossier Usager Informatisé pour votre SAAD

La vague 2 du Ségur du numérique pour le social et le médico-social repose sur l'arrêté du 3 mars 2026, et son calendrier court jusqu'en 2029. Pour votre structure, deux dates comptent : le 15 juin 2028 pour signer un bon de commande, le 15 mars 2029 pour la fin des déploiements. Voici ce que le DUI change concrètement pour votre service d'aide à domicile — et comment vous y préparer sans précipitation.

DUI en aide à domicile : tout comprendre sur le Dossier Usager Informatisé pour les SAAD

Si vous dirigez un service d'aide à domicile, SAAD ou SAD, vous avez probablement entendu parler du DUI — le Dossier Usager Informatisé — sans forcément mesurer ce qu'il implique concrètement pour votre structure. Ce n'est ni un simple fichier Excel amélioré, ni un outil réservé aux EHPAD. C'est la colonne vertébrale numérique de toute prise en charge à domicile, et c'est la fonction sur laquelle porte la vague 2 du Ségur du numérique pour le social et le médico-social.

Cet article vous explique ce qu'est un DUI, ce qu'il doit contenir dans le contexte spécifique de l'aide à domicile, où en est le calendrier de la vague 2 à la mi-septembre 2026, et comment choisir une solution DUI adaptée à votre réalité de terrain.

1. Qu'est-ce qu'un DUI ?

Le Dossier Usager Informatisé (DUI) est le dossier numérique centralisé d'une personne accompagnée par une structure sociale ou médico-sociale. Pour un service d'aide à domicile, il remplace progressivement le dossier papier — classeurs, fiches volantes, cahiers de liaison manuscrits — par un espace unique, accessible en temps réel par les professionnels habilités.

C'est aussi le terme des textes. L'arrêté du 3 mars 2026, qui organise la vague 2 du Ségur du numérique pour le social et le médico-social, vise la fonction « Dossier usager informatisé ». Le DUI devient ainsi l'outil pivot de la coordination autour de la personne accompagnée : entre vos intervenants, vos responsables de secteur et les professionnels de santé qui la suivent.

Le DUI n'est pas un outil informatique de plus à remplir. C'est la mémoire partagée de l'accompagnement de chaque bénéficiaire — ce qui permet à vos intervenants, à vos responsables de secteur et aux professionnels de santé de travailler sur les mêmes informations, en temps réel.

2. AHI, PDE, DUI : comprendre les acronymes du médico-social

Le secteur médico-social adore les sigles, et le vocabulaire du dossier numérique n'échappe pas à la règle. Si vous cherchez de l'information sur le DUI, vous avez probablement croisé des expressions comme « DUI AHI » ou « DUI PDE ». Voici comment les lire.

DUI : la fonction visée par le Ségur médico-social

« Dossier usager informatisé » est le nom de la fonction que vise l'arrêté du 3 mars 2026. Le terme vaut pour tout le couloir social et médico-social : il désigne le dossier numérique de la personne accompagnée, quel que soit le type de structure.

AHI, PDE : des secteurs, pas des dossiers différents

Pour la vague 2, l'Agence du numérique en santé (ANS) a ouvert le guichet de référencement le 3 juin 2026 pour tous les secteurs du couloir : PA, PH, PDE, PDS, DOM et AHI. AHI et PDE sont donc deux de ces six secteurs. Quand vous lisez « DUI AHI » ou « DUI PDE », il s'agit d'un dossier usager destiné à l'un de ces secteurs — pas d'un autre type de dossier.

Les solutions qui servent ces secteurs répondent à des métiers très différents du vôtre. Un logiciel pensé pour un autre secteur ne couvrira pas les besoins d'un service d'aide à domicile : évaluation de la perte d'autonomie, plan d'aide, télégestion, facturation multi-financeurs.

« DOM sans soins » : le profil de l'aide à domicile

Le référencement ne s'arrête pas au secteur : les textes de la vague 2 associent un profil à chaque catégorie de structure. Un service de l'aide à domicile, hors SSIAD et SAAS, doit être servi par une solution au profil « DOM sans soins » ; les SSIAD et les SAAS relèvent du profil « DOM soins ». C'est ce profil qu'il faut vérifier chez votre éditeur (voir la section 5).

Récapitulatif rapide

  • DUI → la fonction visée par la vague 2, pour tout le couloir social et médico-social.
  • PA, PH, PDE, PDS, DOM, AHI → les six secteurs du couloir ; « DUI AHI » et « DUI PDE » désignent des dossiers usagers destinés à deux d'entre eux.
  • « DOM sans soins » → le profil d'un service d'aide à domicile. C'est le vôtre.
  • « DOM soins » → le profil des SSIAD et des SAAS.

Cette segmentation explique pourquoi les résultats de recherche sur « DUI » mélangent parfois des solutions très différentes. Assurez-vous que la solution que vous évaluez est bien conçue pour l'aide à domicile, et candidate sur le bon profil.

3. Que contient un DUI pour l'aide à domicile ?

Le contenu d'un DUI varie selon les éditeurs. Les exigences du référencement Ségur se lisent, profil par profil, dans le référentiel d'exigences publié par l'ANS (REM-MS-DUI-Va2) ; les rubriques ci-dessous relèvent, elles, de la pratique du métier : ce qu'un service d'aide à domicile attend de son dossier usager au quotidien.

Identité et données administratives

La base du dossier : état civil, coordonnées, situation familiale, contacts d'urgence, personne de confiance, aidants familiaux et professionnels. Pour préparer l'INS, qui identifie chaque personne de façon unique dans le système de santé, le dossier doit aussi porter les traits d'identité correspondants : nom de naissance, prénoms, date de naissance, sexe, lieu de naissance.

Évaluation des besoins

Au cœur du dossier d'un bénéficiaire d'aide à domicile : la grille AGGIR et le GIR qui en découle, sur lesquels s'appuie l'attribution de l'APA. Le DUI conserve l'historique des évaluations successives, pour suivre l'évolution de la situation de la personne dans le temps.

Au-delà de la grille AGGIR, le DUI peut porter une évaluation plus large : capacités fonctionnelles, situation sociale, état de santé déclaré, environnement du domicile, risques repérés (chutes, isolement, dénutrition).

Plan d'aide et projet personnalisé

Sur la base de l'évaluation, le DUI formalise le plan d'aide et le projet personnalisé : nature des prestations, fréquence des interventions, volumes horaires, objectifs de l'accompagnement. Ce plan alimente directement le planning des intervenants et la facturation. Dans un logiciel bien conçu, cette chaîne est continue : pas de ressaisie entre le plan d'aide, le planning et la facture.

Suivi des interventions et transmissions

C'est la partie la plus vivante du DUI. Chaque visite réalisée, chaque observation de l'intervenant — état général du bénéficiaire, événements notables, difficultés rencontrées — y est consignée. Les transmissions ciblées permettent de relayer une information à l'intervenant suivant, au responsable de secteur ou au professionnel de santé référent.

Avec une application mobile intervenant, ces saisies se font directement au domicile, sans attendre le retour au bureau. La télégestion (pointage de début et de fin d'intervention) s'intègre au même flux, ce qui assure la traçabilité des interventions auprès des financeurs, dont les départements.

Documents de la prise en charge

Le DUI centralise aussi les documents qui accompagnent la prise en charge :

  • Le DIPC et ses avenants, établis lors des réévaluations.
  • Le livret d'accueil remis à l'entrée dans le service.
  • Les consentements recueillis auprès de la personne (données personnelles, partage d'informations, télégestion).

Données de santé partagées (Ségur)

C'est la brique que vise le référencement Ségur. Selon les exigences de son profil, le logiciel référencé devra pouvoir échanger avec le reste du parcours de soins du bénéficiaire : envoi de certains documents dans son DMP, via Mon espace santé, échanges par messagerie sécurisée de santé (MSSanté), respect des formats du Cadre d'Interopérabilité des Systèmes d'Information de Santé (CI-SIS).

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4. DUI et Ségur du numérique vague 2 : le calendrier

Pour le social et le médico-social, la vague 2 du Ségur du numérique en santé repose sur l'arrêté du 3 mars 2026, publié au Journal officiel le 5 mars 2026, pour la fonction « Dossier usager informatisé ». C'est un programme de financement « destiné à encourager l'équipement numérique » des structures : il fixe, par ses textes annexés, les exigences qu'un logiciel de dossier usager doit remplir pour être référencé, et finance, sans reste à charge pour la structure, la montée de version vers un logiciel référencé. Ce n'est pas une obligation faite à votre service.

Pour approfondir le programme global, consultez notre article dédié : Ségur du numérique en santé : ce que les structures d'aide à domicile doivent préparer.

Ce que le logiciel référencé devra faire

Le Ségur ne s'adresse pas directement à vous, responsable de service : il fixe les exigences que doit remplir le logiciel de votre éditeur pour être référencé par l'Agence du numérique en santé. Leur détail dépend du profil : celles du profil « DOM sans soins » se lisent dans le référentiel d'exigences publié par l'ANS. Voici les grandes briques :

  • L'INS : chaque bénéficiaire est identifié de manière unique grâce à son INS, qualifiée via le téléservice INSi de l'Assurance Maladie.
  • Mon espace santé : le logiciel doit pouvoir envoyer certains documents dans le DMP du bénéficiaire, via Mon espace santé, selon les exigences de son profil.
  • MSSanté : l'échange de documents de santé par la messagerie sécurisée de santé, avec les médecins, infirmiers et autres professionnels qui suivent la personne.
  • Le CI-SIS : les données échangées respectent les formats du cadre d'interopérabilité publié par l'ANS, qui s'appuie notamment sur les standards internationaux HL7.

Pro Santé Connect intervient, lui, à un moment précis : à la réception de la nouvelle version, la vérification d'aptitude se valide après authentification Pro Santé Connect, avec une e-CPS d'un professionnel de votre structure.

En clair : le logiciel référencé devra savoir identifier un bénéficiaire de façon unique (INS), alimenter son dossier médical partagé (Mon espace santé), échanger des documents avec son médecin traitant (MSSanté) et structurer les données dans un format lisible par les autres logiciels de santé (CI-SIS), selon les exigences de son profil. Le référencement porte sur le dossier usager seul : les autres logiciels des structures, « par exemple outil de facturation », « ne sont ni éligibles, ni concernés par le référencement Ségur », précise l'ANS.

Le calendrier officiel : sept dates, de 2026 à 2029

Le calendrier est fixé par les textes annexés à l'arrêté et repris par l'ANS. Toutes les échéances, de la Date 1 à la Date 6, tombent à 12 h :

  • 5 mars 2026 (Date 0) : parution au Journal officiel de l'arrêté du 3 mars 2026. Le guichet de référencement a ensuite ouvert le 3 juin 2026, pour tous les secteurs.
  • 1er octobre 2026 (Date 1) : date limite de dépôt du dossier administratif des éditeurs auprès de l'ANS. C'est un jalon d'éditeurs : aucune démarche de structure n'y est attachée.
  • 1er octobre 2027 (Date 2) : date limite de dépôt d'un dossier complet de preuves de conformité.
  • 15 mars 2028 (Date 3) : fin des échanges entre les éditeurs et l'ANS sur les preuves de conformité.
  • 15 juin 2028 (Date 4) : fin de réception des demandes de financement et de versement de l'avance ; c'est aussi la date limite de signature du bon de commande par la structure.
  • 15 mars 2029 (Date 5) : fin de réalisation des prestations Ségur ; le déploiement dans les structures doit être terminé.
  • 19 juin 2029 (Date 6) : fin de réception des demandes de paiement du solde.

L'ANS le résume ainsi : « Sur 2026 et 2027, les éditeurs effectuent les évolutions de leurs logiciels pour leur mise en conformité. Le déploiement des solutions dans les structures sociales et médico-sociales doit être finalisé avant le 15 mars 2029. » Pour une structure, deux dates comptent : le 15 juin 2028 pour signer son bon de commande, le 15 mars 2029 pour la fin du déploiement.

Déposer un dossier administratif, c'est candidater, pas être référencé. À la mi-septembre 2026, aucun dossier usager informatisé n'était référencé en vague 2, et l'ANS prévenait dès mars que ce référencement « n'interviendra sans doute pas avant 2027 ».

Le financement SONS, vu de votre structure

Selon l'ANS, le SONS est « un dispositif incitatif financé par l'État, d'achat pour compte » : l'État finance la mise à jour du logiciel en contrepartie d'une « Prestation Ségur » réalisée par l'éditeur chez son client. L'ANS le décrit comme une prestation de montée de version.

  • Pas d'appel à projets : « Le SONS n'est pas un appel à projet (contrairement à ESMS Numérique). » En vague 2, pas de candidature de la structure : l'ANS l'écrit, « il n'y a plus que le dispositif SONS ».
  • L'argent va à l'éditeur, pas à la structure : l'ASP lui verse une avance de 40 %, sur présentation du bon de commande signé, puis le solde de 60 % sur présentation de la facture et de l'attestation de vérification d'aptitude signée par la structure.
  • Reste à charge nul : toutes les composantes de la prestation sont fournies « sans surcoût au Client, nonobstant toutes stipulations contractuelles contraires ».
  • Les conditions pour votre structure : figurer, par un FINESS géographique actif, dans la base de référence des ESMS éligibles publiée par l'ANS ; disposer d'un dossier usager informatisé, référencé en vague 1 ou non ; solliciter une montée de version vers une solution référencée vague 2 sur le profil de votre secteur. Un seul financement par établissement ou service (FINESS géographique).
  • Le bon de commande : signé au plus tard le 15 juin 2028 à 12 h, il ne peut être conditionné ni à un réengagement contractuel, ni à une option payante, ni à l'achat d'un autre produit, et son montant ne peut jamais apparaître égal à zéro, même lorsqu'il est pris en charge par l'État.

Un bon de commande à zéro euro, ou conditionné à un réengagement, n'est pas conforme aux textes. Ne le signez pas en l'état : demandez un document conforme.

Pour le détail de chaque date, du financement et du bon de commande, consultez notre article dédié : Ségur du numérique médico-social : calendrier, obligations et financements (2026).

Sources : Légifrance, arrêté du 3 mars 2026 (JORF du 5 mars 2026) ; ANS, dispositif DUI vague 2, financement SONS de la vague 2, FAQ du webinaire du 31 mars 2026, liste des solutions candidates et référencées et textes annexés à l'arrêté (consultés le 19 septembre 2026).

5. Comment choisir votre logiciel de dossier usager ?

Le marché des solutions informatiques médico-sociales s'est considérablement étoffé. Voici les critères essentiels pour choisir un logiciel DUI adapté à votre service, sans vous perdre dans les argumentaires commerciaux.

Lire la liste publique de l'ANS

L'arrêté du 3 mars 2026 l'impose : l'Agence du numérique en santé « rend publique et tient à jour sur son site internet la liste des solutions logicielles candidates au référencement, et celle des solutions logicielles ayant obtenu leur référencement ». Cette liste se consulte sur esante.gouv.fr/segur/solutions ; elle se filtre par statut (« Vague 1 », « En cours de référencement », « Vague 2 ») et par catégorie (« Social et médico-social »). Quatre points de lecture :

  • « En cours de référencement » n'est pas « référencé ». Le premier statut signale une candidature ; seul le second atteste que le logiciel a obtenu son référencement. À la mi-septembre 2026, aucune solution du social et du médico-social ne figurait en « Vague 2 ».
  • Regardez le profil, pas seulement le nom du logiciel. Les profils métier, comme « DOM sans soins », ne sont affichés qu'après validation de cette étape par l'ANS ; en attendant, demandez-le à l'éditeur.
  • Une ligne correspond à un couple logiciel-version, pas à un éditeur : vérifiez que la version affichée est celle que vous utiliserez.
  • La liste est mise à jour périodiquement (dernière mise à jour lue : 14 septembre 2026). En cas de doute, demandez à votre éditeur la preuve du dépôt de son dossier.

Interroger l'éditeur, par écrit

La question à poser : « avez-vous déposé votre dossier de référencement DUI vague 2, pour quel profil, et quel est votre calendrier de preuves d'ici au 1er octobre 2027 ? » Un éditeur qui n'a pas déposé son dossier administratif au plus tard le 1er octobre 2026 à 12 h ne peut plus faire entrer son logiciel dans la vague 2. Demandez aussi son calendrier de déploiement d'ici au 15 mars 2029.

Vérifier le profil : « DOM sans soins »

Les textes de la vague 2 associent un profil à chaque catégorie de structure. Un service de l'aide à domicile, hors SSIAD et SAAS, doit être servi par une solution au profil « DOM sans soins » : c'est le cas notamment des catégories FINESS 460 (service autonomie aide) et 640 (SAAD aux familles). Les SSIAD et les SAAS (catégories 354 et 209) relèvent du profil « DOM soins ». Vérifiez donc que la candidature de votre éditeur porte sur le profil de votre catégorie FINESS : un logiciel candidat sur un autre profil ne couvre pas le vôtre.

Évaluer la complétude fonctionnelle du DUI

Au-delà du volet Ségur, le DUI doit être utilisable au quotidien par vos équipes. Les critères fonctionnels à vérifier :

  • Dossier bénéficiaire complet : identité, évaluation AGGIR, plan d'aide, financement, documents de la prise en charge en un seul endroit.
  • Application mobile intervenant : saisie des observations et pointage directement au domicile, sans ressaisie au bureau.
  • Chaîne intégrée plan d'aide → planning → facturation : la donnée circule sans export ni import manuel.
  • Gestion des droits d'accès : l'intervenant voit ce qui le concerne, le responsable de secteur a une vue élargie, les données de santé sont cloisonnées.
  • Génération automatique des documents : DIPC, compte-rendu d'évaluation, attestation fiscale depuis les données déjà saisies.

Pour un guide complet sur le choix d'un logiciel, consultez notre article dédié : Comment choisir un logiciel d'aide à domicile conforme au Ségur du numérique ?

Vérifier l'hébergement des données de santé

Le DUI contient des données de santé. Demandez à votre éditeur où elles sont hébergées, et la preuve de la certification HDS de l'hébergement — pas seulement une affirmation. Pour en savoir plus : HDS v2 : ce qui change pour les SAAD.

Tester la prise en main sur le terrain

Le meilleur DUI du monde n'a aucune valeur si vos intervenants ne l'utilisent pas. Demandez systématiquement une démonstration avec vos cas d'usage réels et, si possible, une période d'essai gratuite. Impliquez un ou deux intervenants terrain dans l'évaluation : leur retour sur l'ergonomie de l'application mobile est déterminant pour l'adhésion de toute l'équipe.

Évaluer le modèle tarifaire

Les modèles économiques varient fortement d'un éditeur à l'autre : licence et maintenance annuelle, abonnement par utilisateur, abonnement forfaitaire, modules en option. Comparez le coût total de possession sur plusieurs années, en incluant la formation, la reprise des données existantes et les éventuels modules complémentaires. Un prix d'appel bas peut cacher des surcoûts significatifs à l'usage.

6. Ce qu'Alma apporte à votre service aujourd'hui

Alma est une plateforme de gestion conçue pour les agences d'aide à domicile. Voici ce qu'elle fait aujourd'hui, en production :

  • Le dossier du bénéficiaire : dossier centralisé avec évaluation AGGIR, plan d'aide, financements, historique des interventions, comptes-rendus, devis et DIPC en PDF.
  • Le planning : interventions récurrentes, contrôle des contraintes, alertes et proposition de remplaçants.
  • La télégestion : pointage par QR code et GPS, détection automatique des anomalies, validation des interventions et clôture de période.
  • La facturation multi-financeurs : factures, grilles tarifaires par financeur, relevés financeurs et suivi des encaissements.
  • Le portail famille : un espace pour les bénéficiaires et leurs proches, avec planning, suivi des passages, cahier de liaison et factures.
  • L'application mobile des intervenantes : planning du jour, pointage, cahier de liaison et comptes-rendus d'intervention.

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7. Questions fréquentes

Le DUI est-il obligatoire pour un SAAD en 2026 ?

Le Ségur du numérique n'en fait pas une obligation pour les structures. Sa vague 2 est un programme de financement « destiné à encourager l'équipement numérique » des structures sociales et médico-sociales : elle fixe des exigences aux logiciels candidats au référencement et finance, sans reste à charge pour la structure, la montée de version vers un logiciel référencé. Le 1er octobre 2026 est un jalon d'éditeurs : aucune démarche de structure n'y est attachée. Pour une structure, les dates qui comptent sont le 15 juin 2028 (signature du bon de commande) et le 15 mars 2029 (fin des déploiements).

Quelle est la différence entre DUI, DUI AHI et DUI PDE ?

« Dossier usager informatisé » (DUI) est le nom de la fonction que vise la vague 2 du Ségur pour tout le couloir social et médico-social. AHI et PDE sont deux des six secteurs de ce couloir, avec PA, PH, PDS et DOM : un « DUI AHI » ou un « DUI PDE » est un dossier usager destiné à l'un de ces secteurs, pas un autre type de dossier. Ce qui compte pour vous, c'est le profil : « DOM sans soins » pour un service d'aide à domicile, « DOM soins » pour les SSIAD et les SAAS.

Combien coûte un logiciel DUI pour un SAAD ?

Les tarifs varient selon les éditeurs et les modèles : licence et maintenance, abonnement par utilisateur ou forfaitaire, modules en option. Comparez le coût total, formation et reprise des données comprises. Pour la montée de version vers un logiciel référencé en vague 2, le financement SONS paie l'éditeur, pas la structure : votre reste à charge est nul, sur un bon de commande à signer au plus tard le 15 juin 2028, dont le montant ne peut pourtant pas apparaître égal à zéro.

Comment savoir si un logiciel DUI est conforme au Ségur ?

Consultez la liste publique de l'ANS, sur esante.gouv.fr/segur/solutions, catégorie « Social et médico-social ». Seul le référencement atteste qu'un logiciel remplit les exigences de la vague 2 : « En cours de référencement » signifie que le logiciel est candidat, pas qu'il est référencé, et à la mi-septembre 2026, aucun dossier usager informatisé n'était référencé en vague 2. Vérifiez aussi le profil affiché, une fois validé par l'ANS (« DOM sans soins » pour l'aide à domicile), et demandez à votre éditeur, par écrit, son calendrier de preuves et de déploiement.

Quel est le calendrier du Ségur vague 2 pour les SAAD ?

L'arrêté du 3 mars 2026 a été publié au Journal officiel le 5 mars 2026, et le guichet de référencement des éditeurs a ouvert le 3 juin 2026. Les éditeurs déposent leur dossier administratif au plus tard le 1er octobre 2026 à 12 h, puis un dossier complet de preuves de conformité au plus tard le 1er octobre 2027 à 12 h ; leurs échanges avec l'ANS sur ces preuves s'achèvent le 15 mars 2028 à 12 h. Pour une structure, deux dates comptent : le 15 juin 2028 à 12 h, pour signer son bon de commande, et le 15 mars 2029 à 12 h, date à laquelle les déploiements doivent être terminés. Les demandes de paiement du solde sont reçues jusqu'au 19 juin 2029 à 12 h.

Puis-je bénéficier du financement SONS avec un logiciel non référencé ?

Pas sans référencement : la prestation financée est une montée de version vers une solution référencée en vague 2 sur le profil de votre secteur. Un bon de commande peut être signé avant le référencement, au plus 120 jours avant le dépôt du dossier complet de preuves, à condition de porter la mention « Bon de commande conditionné à l'obtention par le logiciel du référencement ANS […] » ; l'éditeur le fait alors à ses risques. Dans tous les cas, votre structure ne reçoit pas d'argent : l'État paie l'éditeur, et votre reste à charge est nul.

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